" Mais j’ai rien de prévu pour ça. 

Rien pour recevoir, rien pour exploser. 

Rien pour vibrer, résonner, éclater.

Je ne peux pas me perdre.

Je ne peux pas me dissoudre.

Je ne peux pas me diffuser, je dois saisir.

Tout saisir.

Attention à ce qui m’échappe ! "


PLEXUS

C’est quoi ?

Plexus signifie enchevêtrement. Cette femme nous montre son tissage intérieur, sa toile, sur laquelle se projettent ses désirs, ses manques… la toile qui nous compose et qui nous fait dire que tout est lié... 

Et tant que le bon moment ne sera pas là, cela ne sert à rien de s’agiter... 

Un disque tourne sur la platine, le disque de sa vie, si ce n’est pas le bon en changera-t-elle ? 

C’est qui ?

L’interprète et la compagnie

Nathalie Berthod est comédienne et jongleuse et signe les textes de ses spectacles. 

En 2012 elle rejoint la compagnie Gandini Juggling comme comédienne-jongleuse pour la création de Chinoiseries dont elle écrit les textes. Ce spectacle est joué à La Brèche, Cherbourg pour le festival Spring et à La ferme du Buisson pour le festival Temps d’image dans l’année 2012.

 


Le personnage

Elle : Un esprit vif dans un corps mou !

On l’imagine ancienne cabarettiste ratée avec un fort penchant pour l’alcool, n’ayant jamais su chanter mais ayant toujours rêvé d’être chanteuse.

Elle parle, elle parle, elle parle !

Ce qu’elle dit nous touche et nous fait rire. Elle pose la pointe sur un disque et la musique commence, un 33t pour parler d’une vie. 

Une vie comme une ballade avec ce qui tourne en rond et ce qui revient sans cesse. Une vie tissée de liens, entremêlée et prise dans une toile plus grande.

Elle nous invite à regarder son histoire, son intimité, sa vie, touche par touche, photo par photo. Les souvenirs rencontrent les rêves, les désirs frôlent les angoisses, les mots deviennent des balles, et ce qui est lancé parfois retombe.

Parfois pas.

Une traversée dans le jeu de projection qu’est une vie où tout n’est qu’illusion…

Nous sommes la conséquence de choses qui nous dépassent pris dans une mécanique tissulaire. Le merveilleux réseau qui nous compose et dont on fait partie. 

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Distribution

Textes et conception: Nathalie Berthod

Mise en scène: Tanguy Stenfort et Nathalie Berthod (CNPK)

Collaboration artistique: Sky de Sela, Laurence Hagger, Tanguy Stenfort.

Création sonore et musicale: Frédérique Jarabo

Création lumière: Dorothée Lebrun

Création vidéo: Fred Chane

Régie: Tanguy Stenfort et Dorothée Lebrun


Extraits de textes

Ma ville la nuit, c’est le souffle coupé, c’est le bruit mou.

C’est le vacarme.

Le béton lisse, le goudron chauffé des trottoirs aux pas usés des passants, passant sans cesse.

Ma ville la nuit je la glisse en silence.

Un vent solitaire qui rase les murs et qui voit tout.

Jusqu’aux comptoirs où vient en masse dans des pièces sombres l’élite dégénérescente de la relève qui braille.

Ma ville, la nasse.

Où frétillent les solitudes.

Là où tombent comme des fusillés nos fripes, nos masques, nos perruques, nos faux seins.

Là où s’oublient nos exigences.

Ma ville la nuit, fuyant les regards et cherchant un regard.

Là, c’est là, qu’à genoux en soi même, on supplie pour que la chair existe enfin.

Pour que cesse de frapper dans notre tête, et vriller dans nos entrailles,

L’assourdissant  vacarme.

La nuit ma chair tremble, et tombe, tombe dans le puit sans fond des comptoirs.

Ma ville la nuit de masses informes, de liquide coulant, coulant, sans cesse.

Ma ville cette flaque  d’absences.

Magnifiques !

Dressés dans leurs intérieurs comme des nouveaux soleils et prêts à briller, prêts à briller ! Tant pis !

Magnifiques !

Marchant, droits, couchés, titubants, branlants de vie, agonisant dans la nasse.

 

Seuls.

 

Une lame implacable vous rattrape,

La nuit.

Tranchante,

 

Comme  la vie.